Lundi 21 novembre 2011 à 23:51

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Auteur : Markus Zusak
Titre : La voleuse de livres
Année de 1ère édition française : 2007
À propos de mon livre :
Editions : Pocket (Jeunesse)
Année de parution : 2007
Pages : 558


Les avis des autres lecteurs de cette Lecture Commune :
Lizi. Stellade. Morgouille. Meldc. Angelbb. Frankie. PetiteMarie. Delcyfaro. Aidoku. Cajou. Kincaid.


1939, en Allemagne nazie.
Le pays retient son souffle.
La mort n'a jamais été aussi occupée et jamais elle ne le sera autant.

Un roman où il est question :
d'une fillette
de mots
d'un accordéoniste
de fanatiques
d'un boxeur juif
d'un certain nombre de vols...

C'est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n'obéissent pas aux règles...

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter !



 
Mon avis : J'aurai dû ne pas aimer ce livre, simplement parce qu'il parle de la guerre & comme c'est un sujet auquel je n'accroche pas particulièrement.. Néanmoins, la façon dont les choses ont l'air de se dérouler (en lisant la quatrième de couverture), est intrigante. La Mort comme narratrice ? J'avais envie d'essayer. Je ne suis pas déçue mais je ne suis pas totalement conquise non plus..

Liesel Meminger se voit placée dans une famille d'accueil peu de temps après la mort de son petit frère. Ils devaient y être placés tous les deux mais la vie en a décidé autrement. Ce sera la première fois que Liesel croisera la Mort. Ce sera la première fois aussi qu'elle volera un livre. Elle croisera ensuite la Mort deux autres fois. D'autres livres seront volés.. Mais entre tout ça, Liesel continue sa vie d'enfant, d'adolescente. Sa mère nourricière n'est pas vraiment la mère qu'on rêverait d'avoir. Mais son père nourricier va lui donner du rêve : il va lui apprendre à lire. Lui apprendre à vivre malgré la guerre qui éclate. Malgré les injustices qui se préparent. La famille Hubermann n'est pas comme toutes les autres, Hans & Rosa ne suivent pas le "mouvement". Lorsqu'un Juif, Max, débarque chez eux pour se protéger, la vie de la petite famille & surtout de Liesel, très jeune à l'époque, se voit bien chamboulée..

Je ne sais pas trop quoi en penser.. D'abord, quand j'ai commencé à lire, j'ai beaucoup aimé cette façon originale de tout présenter : la Mort qui raconte les choses & sa façon de les raconter. Mais l'histoire est devenue vite répétitive je trouve ; Liesel joue au foot dans la rue, se bat, vole, lis.. Pendant la moitié du roman au moins. Je me suis demandée quand allait se passer vraiment quelque chose, je n'arrivais plus à y trouver de l'intérêt. Puis arrive Max & là, même si le quotidien de la fillette ne change pas beaucoup, on ressent bien le poids de ce lourd secret sur ses épaules & j'ai vraiment commencé à aimer à partir de là. On la sent évoluer au fil des pages, grandir, même si c'est un peu long à se mettre en place.
Autre point que je n'ai pas aimé : les passages dans le futur. À tout moment, la Mort nous raconte un petit bout du futur, de ce qu'il va se passer puis revient dans le présent. Au bout d'un moment, j'ai perdu le fil du temps & j'ai eu beaucoup de mal à mettre un âge sur la Liesel du présent..
Mais j'ai continué à lire parce que je me doutais que le dernier chapitre serait le meilleur.. Là, j'ai vraiment apprécié toute l'histoire. Liesel n'en est que plus touchante..

Inutile de préciser que j'ai adoré Liesel, je pense. Enfin au début, ce n'était pas vraiment ça. Elle n'avait rien de spécial. Mais ce dernier chapitre est tellement fort que Liesel elle-même en est bouleversante.
Rosa aussi je l'ai bien aimé. Elle a beau être dure, elle a un coeur énorme & nous le prouve bien à plusieurs reprises..
Hans est un père formidable, irremplaçable.. Il a toujours su prendre soin de Liesel, même quand il la connaissait à peine.

Un autre point que je n'avais pas envie de négliger & qui ne concerne vraiment que mon point de vue. Je ne connais rien à la guerre, aux nazis, à Hitler.. Pour la simple & bonne raison que je ne faisais vraiment rien en classe.. Avec le recule, j'en ai honte mais à l'époque ça ne m'intéressait absolument pas. Mais grâce à ce livre, j'ai été poussé par la curiosité de savoir ce qu'il s'était passé pendant la période Hitler. Parce que les mots sont forts dans ce livre, les sentiments aussi, rien n'est écrit au hasard. Me voilà moins inculte maintenant ! Une bonne chose de faite.. Même si je ne comprends pas comment les gens peuvent être aussi fous.. Mais ça, c'est un autre débat je pense !

Bon après, l'allemand & moi, ça fait dix ! Donc les mots écrits en allemand ont été très dur pour moi à supporter.. Je n'apprécie pas cette langue, j'ai eu beaucoup de mal à lire les mots (sûrement mal prononcés qui plus est) & ça m'a gâché un peu le plaisir de lire. Mais c'est pareil, ça ne concerne vraiment que moi !
J'ai lu un livre que je n'aurai pas lu d'habitude, malgré tout, la fin m'a beaucoup ému, alors tout ne peux pas forcément me plaire..

 
Extraits :
"Les mots. Pourquoi fallait-il qu'ils existent ? Sans eux, il n'y aurait rien de tout cela. Sans les mots, le Führer ne serait rien. Il n'y aurait pas de  prisonniers boitillants. Il n'y aurait pas besoin de consolation et de subterfuges pour les réconforter.
À quoi bon des mots ?
"

"Elle ne lui dit pas adieu. Elle en était incapable. Au bout de quelques minutes, elle parvint enfin à s'arracher à lui. Je m'étonnerai toujours de ce dont les humains sont capables, même quand les larmes les aveuglent et qu'en titubant et en toussant ils continuent à avancer, à chercher, et à trouver."


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Lundi 25 juillet 2011 à 14:25

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Auteur : Melvin Burgess
Titre : Junk
Année de 1ère parution française : 1998
À propos de mon livre :
Editions : Gallimard (Scripto)
Année de parution : 2002
Pages : 346
 
 
Un père violent, une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi; par goût de l'aventure aussi.
Comment s'en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squatter, fumer... Très vite ils sont pris dans l'engrenage de la drogue. La première dose d'héroïne les précipite dans une longue descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n'ent sont pas encore conscients.
Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.


Mon avis : J'ai constaté, à force de lire toujours sur le même thème (là, la drogue en l'occurrence) que c'est toujours pareil. Le déroulement de l'histoire est toujours la même parce que finalement, il n'y a pas vraiment d'échappatoire à ça. Ce qui change, ce sont les points de vues (de l'auteur donc) & la façon de décrire les choses. Chaque chapitre de ce livre contient le point de vue de différents personnages, que ce soit de Gemma, Nico, Richard, Rob, Lily, & d'autres.

Nico a quatorze ou quinze ans. Il décide de fuguer parce que son père est trop violent & sa mère lui rend aussi la vie impossible, à sa façon, en étant alcoolique. Il fuit ses problèmes. Du moins, c'est ce qu'il croit.
Gemma, quatorze ans, décide de rejoindre Nico, son petit-ami, parce qu'elle ne supporte plus l'autorité de ses parents. Assez futile en soi mais on réagit tous différemment. On la connaît très gamine & très immature au début du livre.

Ils sont dans un premier squat, où ils font la connaissance de Richard, Vonny & une troisième personne dont je ne me rappelle plus le nom.. Là, commence la liberté pour eux. Ils découvrent un peu plus la drogue, des joints seulement, mais souvent. Puis, allant de rencontre en rencontre, Nico & Gemma font la connaissance de Lily & Rob, un couple sans trop de règles ni de bases solides, dans un second squat, c'est là que la vraie vie commence selon eux. Ils ne s'arrêtent plus aux joints mais goûtent aussi à l'héroïne, sniffée puis injectée.. C'est le début de la descente aux enfers.
Ils se disent dès le début, qu'ils ne sont pas accros, qu'ils peuvent arrêter dès qu'ils veulent mais se rendent bien vite compte que ça ne marche pas comme ça. De longues années s'écoulent, ils ont tenté de se sevrer, pour différentes raisons, par différents moyens, mais le résultat est toujours le même, on n'est jamais totalement sevrer parce que la tentation est trop.. tentante !

On sent qu'ils ont envie de s'en sortir, pour l'amour de quelqu'un en particulier ou seulement parce qu'ils ont envie de faire quelque chose de leur vie, quelque chose de sûr. Mais, même en sachant les risques, ils replongent dans cet enfer. La drogue est un cercle vicieux, ils l'ont compris trop tard. Certains ont réussi à s'en sortir, à construire une vraie vie, d'autres non.

J'ai eu un peu de mal au début, à m'attacher aux personnages, Gemma est vraiment superficielle, inconsciente & égoïste mais on la suit dans sa "transformation" & on finit par la découvrir plus mature, juste piégée par la drogue.
Nico n'a rien d'intéressant au début, il est très réservé. Mais petit à petit, il change de personnalité (un peu comme tous d'ailleurs), il se laisse aller, n'a plus envie de rien & vit exclusivement pour la drogue.

J'ai eu du mal aussi avec les répétitions d'expressions, surtout une qui revenait bien trop souvent à mon goût : "Je veux dire".. Ce n'est qu'un détail mais ça me restait dans la tête & j'avais du mal à me concentrer sur autre chose par moment !

L'auteur n'a pas cherché à faire la morale à qui que ce soit, ni à enfoncer les drogués. Il délivre juste un message à travers ses personnages. Pour montrer que la drogue n'est pas ce qu'elle parait être & qu'une fois commencé, on ne peut plus s'en sortir. Sans jugements.
"Je lui ai égratigné le bras en voulant retirer la seringue. Du sang noir a jailli. Noir. J'ai pensé à Alan et Helen. Je n'avais jamais cru que ça pouvait arriver à l'un d'entre nous. Rob a surgi, puis Nico. Lily devenait de plus en plus bleu."

"Je sais, je sais, à ce stade, ça n'est pas un être humain. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'à l'intérieur d'elle, il est devenu bleu, lui aussi."

"Elle se shootait en allaitant son bébé. Je l'ai vue. Elle n'avait plus de veines ni dans les bras ni derrière les genoux, alors elle se piquait entre les deux seins. Je l'ai vue chercher une veine dans sa poitrine en nourrissant son bébé."


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